Un LiDAR à 999 €, 1 200 m² de surface conseillée, 50 % de pente admissible, 55 dB. Dans le tableau, l’A2 1200 se place haut sur presque toutes les colonnes qui servent à éliminer. Presque. Reste l’autonomie, et elle raconte autre chose.
Soixante minutes annoncées pour 1 200 m²
Dreame publie 60 minutes de fonctionnement. Rapportées à la surface conseillée, c’est le rapport le plus tendu que donne ce catalogue à ce niveau de couverture. Deux repères, pris dans le même relevé du 2 août 2026 : le Segway Navimow i220 revendique 2 000 m² avec 210 minutes, et le Mammotion Luba Mini 2 AWD 1000 annonce 150 minutes pour 1 000 m². L’A2 1200 promet donc presque autant de terrain avec deux fois et demie moins de batterie.
Ce n’est pas forcément un chiffre gonflé. Un robot qui rentre se recharger puis repart finit par couvrir sa surface, et plusieurs propriétaires décrivent exactement ce fonctionnement, avec des retours à la base à intervalles réguliers et une pelouse propre au bout du compte. Mais la fenêtre de tonte doit être large. Si vous voulez le cantonner à quelques heures en milieu de journée pour ne gêner personne, faites le calcul avant l’achat.
Le plus silencieux des LiDAR du catalogue
Sur les onze modèles à LiDAR relevés, aucun ne descend sous les 55 dB de l’A2 1200, et le suivant est à 58 dB. Toutes technologies confondues, un seul robot du catalogue fait mieux, et sa fiche technique ne publie presque rien d’autre. Dreame, ici, donne le chiffre et le donne bas.
La coupe se fait sur 22 cm, dans une plage de hauteur qui va de 30 à 70 mm. Le bas de cette plage part plus haut que sur la plupart des machines d’entrée de gamme, souvent réglables dès 20 mm. Pour une pelouse d’agrément, c’est sans conséquence. Pour un gazon tondu court, c’est une limite à connaître.
Les 16,3 kg situent l’engin : ce n’est plus une petite machine de jardin de ville qu’on soulève d’une main.
Ce que les propriétaires reprochent à la base de charge
Deux constats reviennent dans les retours, et ils n’ont rien à voir l’un avec l’autre.
Le premier porte sur la consommation à l’arrêt. Des propriétaires décrivent une machine qui maintient ses roues en tension une fois posée sur la station, pour plaquer les contacts électriques, et qui puise sur sa propre batterie pendant ce temps. Le phénomène se remarque quand on programme la recharge en heures creuses. L’usure prématurée de la batterie est le risque avancé, et le service après-vente aurait reconnu le point comme un défaut de conception logicielle en cours de correction.
Le second concerne la navigation. Un propriétaire raconte que le LiDAR contourne les tiges montées en graine comme il contournerait un poteau, et que le désactiver pour forcer le passage transforme le robot en bélier qui abîme arbustes et jeunes troncs. C’est la limite de la mesure de distance : elle voit un volume, elle ignore s’il est tendre.
S’ajoute un motif qui traverse plusieurs marques du catalogue et qui n’a rien à voir avec la mécanique : des machines livrées verrouillées par un code PIN d’usine absent du carton.
Le jardin qui lui convient
Un terrain d’un seul tenant, plutôt grand, avec du relief jusqu’à 50 % et des obstacles fixes que la cartographie enregistre une fois pour toutes. Une maison où le robot peut tourner longtemps dans la journée. Un propriétaire qui accepte de tout piloter depuis l’application, parce que c’est là que se règlent les zones, les couloirs de liaison, les hauteurs par secteur et les horaires. Les retours sur ce point sont larges et concordants : la cartographie se fait vite et l’application est riche.
Sous 500 m² de pelouse, l’A2 1200 est surdimensionné et vous payez du LiDAR pour un terrain qu’une caméra gérerait. Au-delà de sa surface annoncée, l’autonomie devient un sujet en soi.