Yardcare V3
7,4/10Pour personne tant que le vendeur ne publie ni surface ni pente : un prix, une largeur de coupe et un niveau sonore ne suffisent pas.
- Prix relevé
- 400 €
- Surface conseillée
- non communiqué
- Navigation
- Vision et IA
Ce qui caractérise un robot tondeuse à moins de 500 €, ce n'est pas ce que sa fiche annonce. C'est ce qu'elle laisse vide : plus de la moitié de ces machines ne publie aucun niveau sonore, et aucune ne descend de son rayon avec du LiDAR ou du RTK.
13 modèles dans cette sélection
Pour personne tant que le vendeur ne publie ni surface ni pente : un prix, une largeur de coupe et un niveau sonore ne suffisent pas.
Une pelouse dense et homogène chez qui laisse son gazon haut l'été : 80 mm de hauteur et 150 minutes annoncées pour moins de cinq cents euros.
Pour une grande pelouse ouverte, sur un sol qui tient les piquets, quand le budget interdit tout autre robot capable de couvrir mille mètres carrés.
Robot à câble de 900 m² vendu 299 €, avec 100 minutes d'autonomie annoncées, une pente invérifiable laissée vide au tableau et aucun avis client relevé.
Petite pelouse de ville, plate et dégagée : le plus léger des robots sans fil du comparatif, discret, mais bloqué dès 27 % de pente.
Un petit terrain en pente chez qui ne veut pas de câble et supporte une machine lourde à ranger, bordures à finir soi-même chaque fois.
Pour une petite pelouse de ville dont le propriétaire ne veut ni fil à poser ni application à installer, avec la plus longue autonomie du catalogue.
Petit robot à caméra de 6,9 kg pour 200 m² de pelouse plate, dont Bosch ne publie ni l'autonomie ni le niveau sonore et qu'aucun avis ne documente.
Pour un très petit jardin plat, chez un acheteur qui préfère un réseau de service après-vente français à une fiche technique complète.
Pour un carré de pelouse de ville, plat et clos, chez un acheteur qui veut le sans-fil au prix le plus bas possible.
Robot à caméra de 250 m² vendu 399,99 €, deuxième plus bruyant du catalogue à 66 dB et le plus lourd de sa technologie.
Pour un très petit budget et un jardin plat, à condition d'enterrer le fil dès le premier jour et de le considérer comme un consommable.
Pour un petit rectangle de pelouse plat chez quelqu'un qui veut une grande marque et refuse le pilotage par téléphone, en acceptant un logiciel fragile.
| Modèle | Note | Prix relevé (€) | Surface conseillée (m²) | Navigation | Pente maximale (%) | Largeur de coupe (cm) |
|---|---|---|---|---|---|---|
| Yardcare V3 | 7,4 | 400 € | non communiqué | Vision et IA | non communiqué | 16 cm |
| RoboUP Raccoon 2 SE | 6,5 | 499 € | 600 m² | Vision et IA | 36 % | 20 cm |
| Okaybot M1 | 6,0 | 349 € | 1 400 m² | Câble périphérique | 47 % | 22 cm |
| Greatland 20V | 5,6 | 299 € | 900 m² | Câble périphérique | non communiqué | 18 cm |
| Sunseeker V1 | 5,6 | 379 € | 300 m² | Vision et IA | 27 % | 16 cm |
| Mova ViAX 250 | 5,2 | 499 € | 250 m² | Vision et IA | 40 % | 20 cm |
| LawnMaster OcuMow 16 | 4,8 | 369 € | 200 m² | Vision et IA | 35 % | 16 cm |
| Bosch Visimow 18V-200 | 4,8 | 481,1 € | 200 m² | Vision et IA | 35 % | 18 cm |
| Bosch Visimow 18V-100 | 4,7 | 390 € | 100 m² | Vision et IA | 35 % | 16 cm |
| Yardcare V100 | 4,6 | 294,5 € | 100 m² | Vision et IA | 36 % | 16 cm |
| Suntek SRM2025 | 4,5 | 400 € | 250 m² | Vision et IA | 35 % | 20 cm |
| Yard Force Easymow 260B | 4,0 | 245,5 € | 260 m² | Câble périphérique | 30 % | 16 cm |
| Bosch Indego XS 300 | 4,0 | 443,8 € | 300 m² | Câble périphérique | 27 % | 19 cm |
Les cases pleines d’abord. Les treize modèles à moins de 500 € annoncent tous leur largeur de coupe et leurs hauteurs de coupe, minimale et maximale. Treize sur treize, sans exception.
Les cases vides ensuite. Sept fiches sur treize ne donnent aucun niveau sonore. Six ne donnent pas l’autonomie. Trois ne donnent pas le poids, trois ne disent pas si la machine est connectée, deux ne publient pas la pente admissible.
Comparez avec le haut du catalogue. Sur les neuf modèles à plus de 1 200 €, la surface est publiée neuf fois sur neuf, le poids neuf fois sur neuf, la connectivité neuf fois sur neuf, l’autonomie huit fois sur neuf.
Le partage n’est pas anodin. Largeur et hauteur de coupe sont des mesures qui se prennent avec un mètre, à plat, dans un atelier. Le niveau sonore demande une chambre de mesure normalisée, l’autonomie demande un protocole d’essai, la pente demande un banc incliné. Le rayon premier prix publie ce qui ne coûte rien à établir.
Structure du rayon, en une ligne : neuf machines à caméra, quatre machines à câble périphérique, zéro RTK, zéro LiDAR.
Ce n’est pas une coïncidence de sélection. Le premier modèle à cartographie LiDAR du comparatif est relevé à 549 €, le premier modèle à positionnement RTK à 579 €. Ces deux technologies commencent juste au-dessus de la frontière, et de peu.
L’information utile est là. À 480 €, vous achetez le haut du rayon d’entrée. À 580 €, vous changez de famille technologique. Cent euros séparent deux mondes qui ne se ressemblent pas, et beaucoup d’acheteurs ignorent que la marche est aussi rapprochée.
À l’intérieur même du rayon, les deux sous-familles ne demandent pas le même week-end. Les neuf modèles à caméra se posent au sol et partent en reconnaissance ; les quatre modèles à câble exigent qu’on déroule une boucle sur tout le périmètre avant la première tonte. Deux machines vendues 400 € peuvent donc coûter zéro heure ou une journée entière d’installation, et rien sur l’étiquette ne le signale.
Surface conseillée médiane des douze modèles qui la publient : 255 m². Pour l’ensemble du catalogue : 600 m².
C’est le chiffre qui définit la catégorie mieux que le prix. On parle de pelouses de lotissement, de jardins de ville, de bandes d’herbe devant et derrière une maison mitoyenne. La pente médiane, 35 %, va dans le même sens : du plat, ou un léger dévers.
La largeur de coupe médiane s’établit à 18 cm, la plus étroite des rayons budgétaires. Une machine qui coupe étroit sur une petite surface reste cohérente ; la même sur huit cents mètres carrés tournerait sans fin.
Dix marques différentes se partagent ces treize modèles, et neuf d’entre elles n’y placent qu’une ou deux machines. Sept de ces dix noms ne réapparaissent nulle part ailleurs dans le comparatif : seuls Mova, RoboUP et Yardcare franchissent la barre des 500 €. Un acheteur qui compare deux fiches de ce rayon compare donc le plus souvent deux marques dont il n’aura aucun autre point de repère.
Les retours d’acheteurs de ce rayon désignent tous le même organe, et il n’est ni électronique ni logiciel.
Une batterie qui ne dépasse plus 40 % de charge au bout d’un mois. Une machine morte après deux mois. Une autre qui a fonctionné une saison entière puis plus rien, avec un boîtier qu’il faut scier pour espérer atteindre la batterie, aucune pièce détachée n’étant proposée. Des stations de charge sur lesquelles le robot refuse de s’arrimer, ou qu’il ne retrouve pas.
Chez les quatre modèles à câble de ce rayon, un second grief revient : le fil sectionné par les roues crantées de la machine, parfois plusieurs fois par an, et les piquets plastique fournis qui cassent au maillet dès que le sol est caillouteux.
Le troisième motif de mécontentement est l’après-vente : appels sans réponse, retours facturés à l’acheteur, pannes qui surviennent juste après l’échéance de garantie. Sur un produit à 400 €, une réparation payante coûte souvent plus que le remplacement, et tout le monde le sait des deux côtés du comptoir.
Le classement affiché plus haut est calculé sur les caractéristiques relevées, sans essai de terrain. Il ordonne treize machines d’après ce que leurs fabricants publient, ce qui ne produit pas un modèle idéal, surtout dans un rayon où le tiers des cases est vide.
Ce budget se défend sur une petite pelouse plate et régulière, tondue en journée, où l’enjeu est de ne plus sortir la tondeuse thermique le samedi. Deux ou trois saisons de service pour le prix d’une tondeuse à pousser correcte : le calcul tient.
Il ne se défend pas si le jardin dépasse quelques centaines de mètres carrés, s’il monte, s’il est découpé en plusieurs zones, ou si vous comptez sur la machine pour durer dix ans. Dans ces cas, le rayon entre 500 et 1 200 € donne accès aux quatre technologies de navigation, et les fiches y sont nettement mieux remplies.
Le modèle le moins cher du comparatif est relevé à 245,45 €. Sur les treize machines de ce rayon, le prix médian s'établit à 389,99 €, et la plus chère est relevée à 499 €.
Aucun des treize modèles de ce rayon n'embarque l'un ni l'autre. Neuf naviguent à la caméra, quatre suivent un câble périphérique. Le premier modèle LiDAR du comparatif démarre à 549 €, le premier RTK à 579 €.
255 m² de surface conseillée en médiane, contre 600 m² pour l'ensemble du comparatif. Ce rayon vise des pelouses de ville et de lotissement, plates, sans grand obstacle.
Sept fiches sur treize ne publient aucun niveau sonore, donc la question reste sans réponse pour plus de la moitié du rayon. Les six qui parlent affichent une médiane de 60,5 dB, soit deux décibels et demi de plus que la médiane de l'ensemble du catalogue.
Aucun constructeur ne publie de durée de vie, donc ce comparatif n'en avance pas. Les retours d'acheteurs de ce rayon concentrent leurs griefs sur la batterie et sur la station de charge, avec des défaillances signalées dès la première ou la deuxième saison, et un service après-vente souvent difficile à joindre.