Neuf Husqvarna figurent dans ce comparatif. Le 105 est le plus ancien des neuf, et pourtant c’est lui qui annonce la plus longue autonomie de la série : soixante-dix minutes, contre soixante pour les 305, 310 Mark II et 315 Mark II, tous plus récents et tous plus chers.
Ce que le doyen de la gamme fait mieux que ses successeurs
Ces dix minutes ne sont pas anecdotiques. Elles allongent le cycle avant le retour à la station, donc réduisent le nombre de trajets de liaison sur une journée de programmation. La machine travaille plus longtemps d’affilée que le 310 Mark II, vendu deux cents euros de plus.
La balance raconte la même histoire. Neuf kilos quatre cents pour les 305, 310 et 315. Six kilos et demi ici, soit près de trois kilos de moins que ces trois-là, sur une machine qui couvre les mêmes six cents mètres carrés conseillés que le 305.
Le câble périphérique complète le tableau, et sur ce terrain-là il n’a pas de rival en prévisibilité : le fil trace une limite physique, la machine ne la franchit pas, et rien ne dépend d’une antenne, d’un ciel dégagé ou d’une couverture réseau. Derrière, un châssis Husqvarna et un réseau de pièces détachées que peu de marques du catalogue peuvent aligner. Une roue, une batterie et un jeu de lames se trouvent, et c’est ce qui décide de la durée de vie réelle d’un robot.
Le terrain qu’il lui faut : plat, six cents mètres carrés, loin de la clôture
Trois lignes du relevé fixent le périmètre, et il faut les prendre au sérieux.
La pente d’abord. Vingt-cinq pour cent en zone de tonte, le plancher du comparatif, partagé avec quatre modèles seulement quand la médiane s’établit à quarante. Cette valeur est déjà la plus généreuse des deux que publie Husqvarna : le long du fil, l’inclinaison admissible descend encore, parce que la machine y roule en travers de la pente au lieu de l’attaquer de face.
Le bruit ensuite. Soixante-cinq décibels annoncés, dans un catalogue dont les valeurs publiées vont de cinquante à soixante-huit et dont la médiane tombe à cinquante-huit. Le 305 descend à cinquante-neuf, le 430X Nera à cinquante-six. Si le robot doit tourner tôt le matin le long d’une haie mitoyenne, cette ligne pèse plus lourd que toutes les autres.
La largeur de coupe enfin, dix-sept centimètres, contre vingt de médiane. Sur six cents mètres carrés conseillés, une lame étroite impose davantage de passages pour la même herbe, ce qui se compense par une programmation quotidienne plutôt que par un rattrapage du week-end.
Quatre avis qui parlent de livraison, pas de tonte
Quatre commentaires relevés, moyenne de 2,7 sur 5. Aucune tendance ne sort d’un échantillon pareil, et il serait malhonnête de faire semblant du contraire.
Leur contenu mérite quand même d’être décrit, parce que la note induit en erreur. Un colis reçu dans un emballage jugé non conforme, avec un litige sur la prise en charge du retour, et deux remarques portant sur un kit d’installation annoncé offert puis facturé au panier. Aucun de ces quatre textes ne juge la coupe, la mécanique ou la tenue de la batterie. La note de 2,7 sanctionne une expérience d’achat, pas une machine.
Vingt et un euros séparent le 105 du 305
Pour une pelouse plate de six cents mètres carrés, sans mitoyenneté immédiate, chez quelqu’un qui tient à la marque et qui veut la machine la plus légère de la gamme, ce 105 se défend : il tond, il dure, il se répare.
Dans toutes les autres configurations, le calcul penche vite. Le 305, relevé à neuf cent treize euros, demande vingt et un euros de plus et rend quarante pour cent de pente admissible, vingt-deux centimètres de largeur de coupe et six décibels en moins. Pour un jardin plus grand ou plus vallonné, les autres Automower du comparatif prennent le relais. Comparez les deux prix le jour de la commande : vingt et un euros pour ce contenu-là, c’est un arbitrage rapide.